En résumé. L'ONSSA poursuit en 2026 le renforcement du cadre phytosanitaire marocain amorcé depuis plusieurs campagnes. Les points à retenir : obligation renforcée de tenue du cahier de traçabilité, multiplication des contrôles inopinés sur les exportateurs, retrait progressif de matières actives dont certaines encore très utilisées, et alignement croissant sur les standards européens pour les cultures d'export.
1. La traçabilité devient non-négociable
Depuis plusieurs années déjà, l'ONSSA exige la tenue d'un cahier d'exploitation consignant toutes les interventions phytosanitaires. En 2026, la tolérance sur les exploitations « sans cahier » s'est sérieusement réduite, en particulier pour les filières d'export (agrumes, maraîchage sous serre, fruits rouges).
Les informations attendues sur chaque intervention :
- Parcelle concernée (identifiant + surface traitée)
- Culture et stade phénologique
- Produit utilisé avec numéro d'homologation ONSSA
- Dose appliquée (l/ha ou kg/ha) et volume de bouillie
- Cible (ravageur, maladie, adventice)
- Date et heure de l'intervention
- Opérateur (nom ou identifiant)
- Conditions météo (température, vent — à estimer au minimum)
- Date de récolte prévue (pour vérifier le respect du DAR)
Un tableau Excel bien tenu reste acceptable, mais le cahier papier manuscrit est de plus en plus pointé du doigt lors des contrôles — difficulté de lecture, risque d'altération, absence de dates horodatées vérifiables.
2. Les matières actives sous surveillance
L'ONSSA publie régulièrement des listes de matières actives dont l'homologation est retirée, restreinte ou soumise à conditions particulières. La tendance 2024-2026 : alignement progressif sur les retraits décidés au niveau européen (règlement CE 1107/2009).
Sans entrer dans la liste exhaustive qui évolue mensuellement, plusieurs grandes familles sont concernées :
- Certains néonicotinoïdes (impact sur pollinisateurs)
- Plusieurs insecticides organophosphorés anciens
- Certains fongicides à base de composés cuivrés à haute dose
- Herbicides avec résidus persistants dans le sol
Le bon réflexe : avant chaque commande d'intrants, vérifier sur le site officiel onssa.gov.ma que la matière active reste homologuée sur la culture visée, à la dose prévue. Un produit retiré dont vous avez un stock peut être interdit d'usage même si vous l'avez acheté légalement avant le retrait.
3. Contrôles : la montée en puissance des inspections inopinées
Les inspections ONSSA sont de deux types :
- Contrôles programmés : sur dossier, avec préavis. Principalement pour les stations de conditionnement, exportateurs, gros opérateurs.
- Contrôles inopinés : sans préavis, directement sur parcelle ou à la sortie d'exploitation. En forte augmentation depuis 2024.
L'inspecteur peut demander à consulter le cahier sur place, dans sa version en vigueur au moment du contrôle. Attendre « d'aller le chercher au bureau » ou « de reconstituer les données » est généralement mal pris et peut suffire à caractériser un défaut de traçabilité.
Sanctions possibles : avertissement, amende, suspension de l'agrément d'exportation, saisie de la marchandise. Pour les exploitations qui dépendent de l'export européen, la perte de l'agrément est un coup fatal — plusieurs mois sans pouvoir livrer.
4. DAR : la vérification qui fait trébucher
Le Délai Avant Récolte (DAR) est la durée minimale à respecter entre la dernière application d'un produit phytosanitaire et la récolte. Il figure sur l'étiquette du produit, et est propre à chaque couple produit/culture.
Une erreur très fréquente : appliquer un traitement « de sécurité » quelques jours avant la récolte sans vérifier le DAR. Résultat : résidus dans le produit récolté, non-conformité détectée aux analyses, rejet de la marchandise — souvent à l'arrivée chez l'acheteur européen, avec perte totale du lot.
Exemple concret. Un fongicide contre le botrytis sur tomate peut avoir un DAR de 3 jours sur une formulation, et de 14 jours sur une autre. Même matière active, mais formulation différente, donc DAR différent. L'étiquette fait foi, rien d'autre.
5. Comment MyFarm vous aide concrètement
MyFarm a été pensé dès le départ autour de la conformité ONSSA. Concrètement, pour chaque intervention que vous saisissez :
- L'app vérifie l'homologation du produit pour la culture visée
- Elle calcule automatiquement le DAR et vous alerte si une récolte est prévue dans le délai à risque
- Elle enregistre tous les champs obligatoires (parcelle, surface, dose, opérateur, météo)
- Elle génère à la demande le cahier complet en PDF, prêt à présenter à l'inspecteur
Important : l'index phytosanitaire intégré à MyFarm est mis à jour manuellement par notre équipe. Pour les homologations les plus récentes (retraits d'urgence, par exemple), consultez toujours le site officiel onssa.gov.ma.
6. Checklist à faire avant votre prochain contrôle
- ☐ Votre cahier des 24 derniers mois est-il consultable en moins de 5 minutes ?
- ☐ Tous les produits utilisés ont-ils encore une homologation active sur les cultures traitées ?
- ☐ Les DAR ont-ils été respectés sur les derniers lots récoltés ?
- ☐ Les opérateurs qui appliquent les produits ont-ils leur Certiphyto (ou équivalent formation) ?
- ☐ Les stocks d'intrants sont-ils à jour dans votre inventaire ?
- ☐ Les produits périmés ou retirés sont-ils clairement identifiés et séparés ?
- ☐ Les emballages vides sont-ils gérés selon la filière ADIVALOR / équivalent marocain ?
MyFarm centralise vos interventions, vérifie les DAR, et génère votre cahier ONSSA en PDF — prêt pour le prochain contrôle. Essai gratuit, sans carte bancaire.
Essayer gratuitementAvertissement. Cet article a une vocation informative et ne remplace ni un conseil juridique, ni un conseil agronomique professionnel. Pour toute situation spécifique, consultez les textes officiels de l'ONSSA et/ou un conseiller agricole qualifié.